Les PIC sont une famille de microcontrôleurs conçue par Microchip, longtemps l’une des plus répandues au monde, programmée en C avec l’IDE MPLAB X et les compilateurs XC. C’est un classique de l’embarqué, encore très présent dans l’industrie et l’enseignement par son immense base installée, mais en recul pour les nouvelles conceptions, supplanté par le STM32 (et les ARM Cortex-M en général) côté industriel, et par l’Arduino en contexte scolaire. Cette fiche le situe dans le paysage. Elle ne l’enseigne pas (voir plus bas pourquoi).
Un classique en recul
Pendant des décennies, le PIC a été un choix par défaut de l’embarqué, surtout dans ses déclinaisons 8 bits (PIC16, PIC18) : robuste, disponible en très grand volume, très documenté, avec un écosystème industriel mûr. On en trouve encore dans d’innombrables produits.
Deux mouvements l’ont toutefois marginalisé pour les projets neufs :
- en industrie, les ARM Cortex-M (STM32 en tête) offrent plus de performance et de périphériques dans un même boîtier, un outillage moderne et un écosystème unifié — ce qui a déplacé la majorité des nouvelles conceptions vers eux ;
- en école, l’Arduino (et l’ESP32) l’emporte par l’accessibilité : prise en main immédiate, communauté énorme, bibliothèques foisonnantes, pas de programmateur dédié à prévoir.
Ce que c’est, techniquement
Le PIC couvre plusieurs familles selon la largeur du cœur : 8 bits (PIC10/12/16/18), 16 bits (PIC24, dsPIC pour le traitement du signal) et 32 bits (PIC32). On les programme en C dans MPLAB X avec le compilateur XC adapté (XC8/XC16/XC32), et on les flashe avec un programmateur Microchip (gamme PICkit). À la différence de l’ESP32, du Teensy ou du STM32 (via STM32duino), le PIC n’a pas d’Arduino-core natif d’usage courant. L’écosystème reste celui de Microchip.
Détail qui éclaire le paysage : Microchip a racheté Atmel en 2016. Le PIC et l’AVR qui équipe l’Arduino Uno sortent donc du même fabricant depuis une dizaine d’années, deux familles historiquement concurrentes désormais entretenues sous le même toit.
Quand on le rencontre encore
- Maintenance de systèmes existants (legacy) — beaucoup d’équipements en service reposent sur des PIC ;
- Production en très grande série — où la stabilité de la référence et la disponibilité à long terme priment ;
- Compétences déjà en place — une équipe formée à MPLAB peut rester sur PIC par continuité.
Pour vos projets
Le wiki ne traite pas le PIC en module : vos projets école s’appuieront sur l’Arduino (accessibilité) ou le STM32 (performance, proximité industrielle). Connaître l’existence du PIC suffit à lire le paysage — savoir qu’un produit ancien peut en contenir, et comprendre pourquoi le choix se porte aujourd’hui ailleurs. Le choix d’une famille pour un projet se mène depuis le hub microcontrôleur, via une matrice de décision.
Voir aussi
- Microcontrôleur — hub mère : panorama des familles et aide au choix
- STM32 — ce qui a pris la place du PIC en industrie (ARM Cortex-M)
- Arduino — ce qui l’a remplacé en contexte scolaire
- Matrice de décision — l’outil de choix d’un contrôleur en concept